Frise chronologique
XIe siècle
Origines de l'édifice
Origines de l'édifice
XIe siècle (≈ 1150)
Construction initiale de l'église primitive.
XIIe siècle
Ajout de l'abside romane
Ajout de l'abside romane
XIIe siècle (≈ 1250)
Arcatures aveugles et chapiteaux végétaux.
XIVe siècle (2e moitié)
Réalisation des fresques
Réalisation des fresques
XIVe siècle (2e moitié) (≈ 1450)
Saint Michel et Christ en majesté.
Début XVIe siècle
Construction du porche ogival
Construction du porche ogival
Début XVIe siècle (≈ 1604)
Ornements gothiques flamboyants.
1687
Fortification du clocher
Fortification du clocher
1687 (≈ 1687)
Contexte des Guerres de religion.
1893
Pose des vitraux de la nef
Pose des vitraux de la nef
1893 (≈ 1893)
Œuvre de Gustave Pierre Dagrant.
1925
Inscription du chevet
Inscription du chevet
1925 (≈ 1925)
Classement aux monuments historiques.
1989
Redécouverte des fresques
Redécouverte des fresques
1989 (≈ 1989)
Campagne de restauration de l'abside.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le chevet : inscription par arrêté du 21 novembre 1925
Personnages clés
| Léo Drouyn - Voyageur et dessinateur |
A identifié saint Pierre et saint Aignan sur la croix (1847). |
| Gustave Pierre Dagrant - Maître-verrier bordelais |
Auteur des vitraux de la nef (1893). |
| Famille Lieuzère - Atelier de vitraux |
Création des vitraux du chevet (XIXe s.). |
Origine et histoire
L'église Saint-Aignan de Saint-Aignan, située dans le département de la Gironde en Nouvelle-Aquitaine, trouve ses origines au XIe siècle, bien que sa structure actuelle soit majoritairement marquée par des remaniements du XIIe siècle. À cette époque, une abside en hémicycle, ornée d’arcatures aveugles et de colonnes engagées, est ajoutée à la nef primitive. Le sanctuaire, voûté en cul-de-four, est séparé de la nef par une grande arcade en plein cintre, caractéristique de l’art roman. Les chapiteaux à décor végétal et les modillons de la corniche témoignent de cette période, tandis que les murs du chœur étaient autrefois recouverts de fresques, dont certaines, datant du XIVe siècle, ont été redécouvertes en 1989.
Au début du XVIe siècle, un porche ogival est érigé devant l’église, soutenu par quatre piliers en pierre dont deux présentent des ornements de style gothique flamboyant. Le clocher, initialement construit comme élément défensif, est fortifié en 1687 durant les Guerres de religion, avec des créneaux transformés ultérieurement pour accueillir les cloches. Cette dualité entre fonction religieuse et militaire illustre les tensions de l’époque.
Les vitraux actuels, réalisés entre le XIXe siècle et 1893, proviennent des ateliers bordelais Lieuzère et Gustave Pierre Dagrant. Ils représentent des scènes bibliques (Tétramorphe, Christ en majesté) et des épisodes de la vie de saint Aignan, patron de l’église. À proximité, une croix de cimetière du XVIe siècle, sculptée de figures saintes dont saint Aignan et saint Pierre, rappelle l’ancrage spirituel du lieu. Le chevet de l’église est classé monument historique depuis 1925, soulignant sa valeur patrimoniale.
Les fresques de l’abside, datées de la seconde moitié du XIVe siècle, dévoilent des scènes comme Saint Michel terrassant le dragon et le Christ en majesté, entourées de fragments d’anges et d’apôtres. Ces peintures, associées aux vitraux et à la croix, forment un ensemble iconographique cohérent, reflétant l’évolution artistique et dévotionnelle du site sur près de neuf siècles.